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Publié le 03/11/2021 -
1 min de lecture

Sommeil : comment gérer le cauchemar de bébé ?

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enfant au lit

Malgré tous ses bienfaits, le sommeil peut aussi amener son lot de tracas pour un bébé ou un enfant, comme les cauchemars. Comment les différencier des terreurs nocturnes, quelles en sont les causes et quelles sont les bonnes pratiques à adopter en cas de cauchemar en pleine nuit ? Voici nos conseils.

 

C’est quoi un cauchemar ?

Une nuit de sommeil est composée de plusieurs cycles de 90 minutes environ. Ces cycles sont eux-mêmes découpés en phases :

 

  • la phase de sommeil lent léger
  • la phase de sommeil lent profond
  • la phase de sommeil paradoxal

 

Les cauchemars surviennent lors de cette phase de sommeil paradoxal. C’est la période de sommeil au cours de laquelle le cerveau fonctionne à plein régime, comme en état d’éveil. Les rêves et donc les cauchemars interviennent le plus souvent lors de cette phase.

Différencier le cauchemar des terreurs nocturnes

Les terreurs nocturnes apparaissent chez un enfant entre l’âge de 18 mois et 4 ans. Une terreur nocturne s’enclenche généralement au cours de la phase de sommeil lent profond soit 1 à 2 h après que l’enfant ou bébé est endormi. Au cours d’une terreur nocturne, bébé est pris d’une angoisse intense. Une terreur nocturne est caractérisée par des faits et gestes bien précis.

 

  • L’enfant peut crier voire hurler
  • S’il est en âge de parler, bébé peut tenir des propos incohérents
  • Il peut se montrer agité voire agressif et ne pas apprécier qu’on le touche ou qu’on le porte
  • Il peut avoir les yeux ouverts mais un regard vide

 

On considère que la terreur nocturne se rapproche du somnambulisme. Ces épisodes ne durent en général que quelques minutes et l’enfant ne s’en souvient pas.

 

C’est là toute la différence avec les cauchemars. Les cauchemars interviennent, la plupart du temps, dans la phase de sommeil paradoxal dès l’âge de 18 mois environ. Ils sont en général basés sur des événements vécus par l’enfant au cours de la journée. Le cerveau de bébé n’est pas encore très bien développé et ses capacités sont encore limitées et certains souvenirs peuvent resurgir au cours de la nuit. Les cauchemars chez l’enfant sont une source importante d’information sur ce qu’il ressent. Des événements peuvent ainsi influer sur la fréquence des cauchemars :

 

  • naissance d’une sœur ou d’un frère
  • déménagement des parents
  • arrivée à l’école
  • images vues à la télé

 

L’enfant s’en souvient plus facilement d’un cauchemar que d’une terreur nocturne, ce qui peut le freiner pour se coucher. Même si c’est une période toujours désagréable, le cauchemar est cependant une bonne chose d’un point de vue psychologique puisqu’il permet d’évacuer les peurs ou les tensions accumulées au cours de la journée.

Les bonnes pratiques à adopter si bébé fait un cauchemar

En cas de terreur nocturne, bébé ne reconnaît pas ses parents ou les adultes et il est inutile de le réveiller. En tant que parents ou professionnel(le) de la petite enfance, il faut veiller à ce qu’il ne se blesse pas en tombant de son lit ou en se montrant trop agité. 

 

Après un cauchemar, il faut apaiser bébé en le prenant dans ses bras. S’il est en âge de comprendre ce qu’on lui dit, il faut parler avec lui et lui indiquer que le cauchemar n’est autre que le fruit de son imagination et lui évoquer des choses agréables pour chasser les mauvais souvenirs provoqués par le cauchemar. Tentez de l’apaiser en transformant le récit du cauchemar en quelque chose de positif. Il ne faut pas hésiter à partager ses propres peurs enfantines pour montrer à l’enfant que les cauchemars sont normaux. 

 

Si bébé ou l’enfant évoque le besoin de vérifier qu’il n’y a pas de monstre sous son lit ou dans son placard, faites-le. Également, proposez-lui de laisser une source de lumière dans la chambre pour l’aider à se rendormir. La peur du noir peut parfois provoquer les angoisses chez les enfants. À l’issue d’un cauchemar, la frontière entre la réalité et le rêve est très fine. Allumer la lumière est un bon moyen de le ramener à la réalité. En revanche, en tant que parents, il est déconseillé de prendre l’enfant dans son lit après un cauchemar. Cela pourrait créer de la confusion et donc engendrer d’autres cauchemars. Le dessin peut être un exutoire pour l’enfant sujet aux cauchemars. Il peut y détailler ses peurs et imaginer des issues positives à ces épisodes nocturnes pour en diminuer la fréquence.

 

Savoir apaiser un enfant après un mauvais rêve lors d’une sieste ou d’une nuit de sommeil est important lorsque l’on travaille auprès de jeunes enfants. La formation au CAP Petite Enfance (CAP AEPE) d’Espace Concours permet d’acquérir toutes les pratiques pour faire face à ce genre d’événements indésirables chez l’enfant.

Comment se former ?

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