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Publié le 06/08/2018 -
1 min de lecture

Petite enfance : la dépression est possible chez le jeune enfant

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La dépression n’est pas réservée à l’adolescent ou à l’adulte. Le terme vient de la psychiatrie adulte et, son usage à d’autres âges de la vie soulève un certain nombre de difficultés. Chez le tout-petit on ne parle pas de la dépression mais des dépressions. Elles peuvent se manifester chez des enfants très jeunes (entre 6 mois et 2 ans) et, sont estimées entre 2,1 % et 3,4 %.

Des conséquences sur le développement de l’enfant

Pendant très longtemps, on a considéré qu’un tout-petit ou un jeune enfant ne pouvait pas être dépressif, au seul motif que son évolution n’était pas terminée. Ce n’est que vers les années 40 que les scientifiques ont accepté que le nourrisson puisse éprouver de la tristesse et souffrir de dépression. C’est donc en 1946, que la notion de dépression du nourrisson a été conceptualisée par le psychanalyste, René Spitz. Il a montré que le petit enfant séparé de sa mère présentait au bout de quelques semaines à quelques mois un syndrome grave de repli relationnel, suivi d’un arrêt de l’évolution psychomotrice. Cette situation peut être le début d’un état dépressif. C’est ainsi qu’il s’installe de façon très discrète et pourtant, bien souvent les signes sont assimilés à d’autres troubles liés à un événement ou à une situation difficile.

Les enfants qui montrent une nature plus sensible à l’anxiété et manifestent une certaine inhibition vers l’âge de 2 ans présenteront à l’adolescence des signes de dépression. Ceux dont les parents ont connu des périodes dépressives pourraient être atteints par un état dépressif. Il est important de comprendre la cause de cet état puisqu’il pourrait avoir des conséquences sur le développement de l’enfant.

Difficile à diagnostiquer, l’état dépressif du jeune enfant peut devenir une maladie grave si elle n’est pas décelée à temps.

Les troubles dépressifs chez le tout-petit

Le médecin et tout particulièrement le pédiatre est bien placé pour détecter dès le début les symptômes d’une dépression du bébé. Il suffit simplement qu’il ne soit pas obsédé par la recherche d’une cause somatique à l’état que présente l’enfant.

Il est souvent difficile de reconnaître les signes de la dépression chez l’enfant puisqu’ils peuvent être très discrets. Ils se manifestent différemment d’un enfant à un autre. Les tout-petits ne parlant pas, le diagnostic se fait uniquement sur leur comportement. Les manifestations de ces troubles dépressifs varient en effet, en fonction du stade de développement de l’enfant. Le nourrisson est dans un état d’apathie avec un refus de contact à l’entourage. Il peut connaître des humeurs dépressives, des comportements immatures quand il ne supporte pas la séparation d’avec les parents. Les manifestations de ces états dépressifs sont diverses, soit le bébé est irritable, agité, a des sautes d’humeur, présente des troubles du sommeil ainsi qu’alimentaires, refuse des activités habituelles, ou il est sans pleurs, ni larmes. Il a alors  une mimique pauvre, répond peu aux sollicitations, il est peu expressif, a des conduites répétées et monotones, une altération de la communication qui est amplifiée par le désarroi de l’entourage face à ce tout-petit qui ne répond pas. Les cas les plus graves montrent des comportements de balancements et de rythmies qui surviennent alors à la transition veille-sommeil. Il s’agit souvent de mouvements de la tête d’avant en arrière ou de mouvements latéraux de droite à gauche ou des balancements du tronc ou de tout le corps d’avant en arrière, quand l’enfant est sur les genoux ou à quatre pattes.

A cet âge, aucun traitement médicamenteux n’est envisagé. Les professionnels de la santé valorisent plutôt une intervention auprès de la famille et du cercle social de l’enfant. La dépression infantile entraîne des conséquences notables sur le comportement, l’humeur, mais également sur le fonctionnement de l’organisme. Il ne faut pas oublier que certaines dépressions graves du nourrisson favorisent par la suite des carences affectives majeures chez l’enfant.

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Crédit photo : Les pros de la petite enfance