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Publié le 18/09/2018 -
1 min de lecture

Petite enfance : de l’intérêt de la vaccination contre les méningites !

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L’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médical) a diffusé le 12 septembre 2018, les résultats de l’étude menée par ses chercheurs et des pédiatres des CHU de Nantes et du grand-ouest, concernant les méningites de l’enfant. Une information à connaître pour toutes celles et ceux qui préparent une formation petite enfance, notamment le nouveau CAP Petite Enfance, le CAP Accompagnant Educatif Petite Enfance (CAP AEPE).

Fièvre, raideur de la nuque et maux de tête

L’étude révèle « qu’un quart des décès et des séquelles graves liés aux méningites de l’enfant sont évitables par la simple application du calendrier vaccinal ».

Qu’est-ce que les méningites de l’enfant ? Il en existe deux types. Les méningites sont l’inflammation des méninges suite à une infection du liquide céphalo-rachidien et peuvent être soit virales, soit bactériennes. Les méningites d’origine virale se soignent seules en quelques jours, et n’entraînent pas l’éviction du lieu d’accueil. La méningite bactérienne est beaucoup plus redoutable et doit faire l’objet d’un diagnostic rapide pour mettre en place un traitement. Chez le nourrisson, les méningites bactériennes à pneumocoque représentent les 2/3 des méningites bactériennes avant l’âge de 1 an. Le méningocoque et le pneumocoque restent les principales bactéries à l’origine des méningites et sont responsables de 71 % des décès et de près de la moitié des cas de séquelles graves.

La méningite peut se manifester par de la fièvre, une raideur de la nuque, des maux de tête, une sensibilité à la lumière, des vomissements ainsi qu’une éruption cutanée. Chez le nourrisson, les symptômes sont moins spécifiques : fièvre isolée, parfois convulsions ou vomissements. Le pneumocoque est souvent en cause chez le tout-petit. En cas de symptômes de la méningite C, les parents doivent se rendre chez leur médecin traitant ou directement à l’hôpital, surtout s’ils sont en présence de taches violacées, le purpura. Une fois que le tout petit est pris en charge par l’équipe médicale, celle-ci peut établir un diagnostic de la maladie grâce à la ponction lombaire.

Il existe un vaccin qui peut être administré aux nourrissons et associer à d’autres vaccins. Le calendrier vaccinal prévoit une vaccination dès 2 mois contre la méningite bactérienne.

Petite enfance : méningites, vaccins efficaces !

Les méningites à méningocoque sont dues à des bactéries/microbes (méningocoques) qui peuvent être présents dans la gorge sans pour autant rendre malades. Dans certains cas, ils peuvent provoquer une infection mortelle ou laisser des séquelles graves. Le vaccin contre le méningocoque C est obligatoire pour tous les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018. Il est recommandé pour les enfants non vaccinés ainsi que dans les situations de contact avec une personne présentant une méningite à méningocoque en complément d’un traitement médical. Le vaccin peut être réalisé le même jour que les autres.

Le vaccin est efficace et protège contre ce type de méningite. La vaccination réduit la diffusion de la bactérie dans la population et diminue ainsi le risque encouru par les personnes non vaccinées d’être exposées à la bactérie.

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) recommande de faire vacciner les enfants contre l’une des souches de la méningite C, à partir de l’âge d’un an. « On considère que de cette façon les enfants de moins d’un an seront également immunisés », puisque « le vaccin permet de se protéger soi-même mais aussi d’éviter de transmettre la bactérie aux jeunes enfants ».

 Toutefois, ce n’est pas le cas actuellement puisque « les enfants vaccinés ne sont pas encore assez nombreux en France pour que la couverture vaccinale soit suffisante ». Pour permettre « une réelle immunité, il faudrait un taux de vaccination de 90 % ».

Les parents sont parfois sceptiques quant à l’importance de vacciner leurs enfants. C’est au médecin qu’il appartient de les renseigner et de leur rappeler qu’une vaccination est essentielle car la maladie se développe en quelques heures et ne laisse parfois par le temps de mettre en place un traitement. Une sensibilisation du grand public à l’égard de cette grave maladie devrait amener les parents à envisager la vaccination contre la méningite C, pour leurs enfants.

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