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Publié le 04/02/2019 -
1 min de lecture

Couches pour bébé : trop de substances à risque !

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Depuis quelques années, diverses communications et enquêtes ont fait état de présences toxiques dans les couches pour bébés. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a été saisie par le gouvernement pour mener son analyse. Elle a rendu son rapport le 23 janvier 2019. Alors, les couches jetables sont-elles néfastes pour les bébés ?

Un risque sanitaire lié au port de couches jetables ?

L’analyse menée par l’Anses entre 2016 et 2018 a porté sur 23 références de couches pour bébés les plus utilisées en vente sur le marché français. Elle précise que « la contamination touche tout types de couches y compris les couches écologiques ». L’agence n’exclut pas un possible risque sanitaire lié au port de couches jetables. Il ne faut pas oublier que les bébés portent entre 3800 et 4800 couches au cours des trois premières années de leur vie. Pour connaître la quantité de substances chimiques contenues dans les couches, l’Anses a calculé la quantité absorbée en fonction du temps de port de couches ainsi que du nombre de couches portées par les bébés puis elle a été comparée à des valeurs toxicologiques de référence pour chacune des substances chimiques contenues dans les couches que ce soit au niveau des substances parfumées, des dérivés de pétrole qui pour la plupart d’entre eux sont cancérigènes. Ceux-ci peuvent être générés pendant la fabrication des couches, lors d’une opération de chauffage (de colle) à température trop élevée. Certains produits toxiques peuvent provenir de certains traitements particuliers utilisés (blanchiment des couches avec des dérivés chlorés). L’Agence signale également la présence de pesticides qui sont interdits à la vente ainsi que des résidus de glyphosate.

Comment choisir les couches pour bébés ?

L’expertise de l’Anses a mis en évidence des dépassements de seuils sanitaires pour plusieurs substances et suite à ces résultats, elle émet plusieurs recommandations aux industriels notamment la suppression de l’utilisations des substances parfumées susceptibles de provoquer des allergies, elle leur demande également de mieux maîtriser l’origine des matières premières utilisées, d’améliorer les procédés de fabrication avec un renforcement des contrôles de ces produits et la mise en place de mesures plus restrictives au niveau national et européen pour sécuriser la fabrication des couches.

Bien que les composants des couches soient essentiellement de la cellulose (une fibre issue du bois), d’un film et d’un gel absorbant en matière plastique. Les produits toxiques pourraient provenir des solvants et des procédés chimiques employés dans la fabrication. Des substances sont présentes « à l’état de résidus » et « en dessous des seuils fixés par la réglementation ». Mais, les tout-petits sont particulièrement sensibles aux substances chimiques dangereuses qui peuvent notamment « migrer dans l’urine et entrer en contact prolongé avec la peau des bébés » et que « certaines substances sont ajoutées intentionnellement telles des substances parfumantes qui « peuvent entraîner des allergies cutanées ».

Aucune réglementation n’encadre l’étiquetage des couches

Donc les consommateurs ne peuvent pas savoir exactement les ingrédients qui composent ces produits. Si certains fabricants jouent le jeu de la transparence, la majorité d’entre eux entretient le doute. Les consommateurs doivent faire leurs recherches pour déchiffrer les étiquettes.

La France va travailler à l’élaboration de seuils de toxicité en ce qui concerne les couches pour les tout-petits et plaidera à Bruxelles pour « des règles européennes plus protectrices ». Le gouvernement a décidé d’appliquer immédiatement l’ensemble des recommandations de l’Anses en ce qui concerne les couches pour bébés. « Les fabricants et les distributeurs doivent prendre dans les meilleurs délais (15 jours) des mesures garantissant l’élimination des substances toxique dans les couches mises sur le marché ».

Dans l’attente de la mise en œuvre de ces mesures, « les parents ont bien évidemment la possibilité de choisir des couches jetables pour les tout-petits en tenant compte des indications relatives au procédé de fabrication qui sont portées sur les emballages, telles que l’absence de traitement par des agents chlorés ainsi que des parfums dans ces produits ». A cette fin, « le gouvernement appelle les professionnels à la plus grande transparence en améliorant l’information des consommateurs sur la composition et le mode de fabrication des produits. »

En conclusion, on peut préciser qu’il n’existe aucune donnée épidémiologique permettant de mettre en évidence une association entre des effets sanitaires et le port des couches mais, malgré tout on ne peut bien évidemment pas exclure un risque puisqu’on observe un dépassement des seuils sanitaires pour un certains nombre de substances alors, on peut se demander si pour la santé des bébés, il ne faudrait pas revenir aux couches lavables ?

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Crédit photo : Femme Actuelle